Quand encore, un jour
Dans les bras d'une autre Toi tu t'étreins doucement
Contre son corps sa poitrine et puis dans son ventre
À faire plus belle la terre dans sa fertilité
Dans le creux d'elle
Qu'tu haïssais quand encore un jour tu m'aimais
Dans les bras du vide moi je m'étreins doucement
Contre ton ombre tes souvenirs et tes promesses
À faire plus douce la peine où les larmes coulent
Là sous mes yeux
Qu'tu aimais quand encore un jour t'la haïssais
Dans son être encore tu promèneras toujours
Quand j'étais le premier lieu que tu visitais
Le parcourir de tes doigts tes yeux et ton souffle
Chaud mais pourtant qui me laisse là dans le vent froid
Au fond de moi
Qu'tu aimais quand encore un jour t'la haissais
Et dans mon coeur toujours les lambeaux se déchirent
Tu t'es éloigné de moi rapproché d'elle
Bien trop près je crois que suis-je devenu
D'autre que cette poussière soufflée de tes yeux
De sa fine bouche
Qu'tu haïssais quand encore un jour tu m'aimais
Un vide un espace dans le temps et tout repart
Dans le sens inverse des aiguilles de notre amour
D'l'amour à la haine quand tu n'pouvais respirer
Si mon souffle se taisait à n'en plus écouter
Dire mon nom à ton oreille qu'elle te mordillera
Un peu comme moi
Qu'tu aimais quand encore un jour t'la haïssais
La suie s'échappe de feu notre amour consumé
Pour se poser sur mon âme qui de blanc s'inverse
Celle que tu as poignardée en partant en elle
Que tu n'aurais pas aimée ni même regardée
Quand tu fixais ce sourire soit-disant parfait
Qu'a-t-elle que je n'ai pas eu si ce n'est ton cœur
Arraché sans un seul mot mais tu le posais
Là dans mes mains
T'la haïssais quand encore un jour tu m'aimais