Le Glas
Au sein de mes visions nocturnes sans rêve aucun, ton âme tourbillonait comme un feu-follet mort
Dans les cimetières assombris de mon cerveau, une sorcière se tenait là et gueulait ton nom
Tourbillons en folie de mes marques rouges sang, ses griffes acérées gravaient ton nom dans ma chair
Dans les hurlements lointains de mon corps mourrant, chantaient quelques loups qui admiraient le festin
Affamé de ta peau de tes mots et de toi, le ventre vide des émotions qui flinguent l'amour
Je me laissais agoniser dans l'herbe folle, en attente du réveil qui me délivrerait
Sous les chants ancestraux du chaman de mes nuits, mes muscles dansaient sur cette étrange musique
Comme emportés par le vent lorsqu'ils étaient plume, je m'envolais pour cette éternelle jouissance
Quand les mots sont l'impuissance de nos émotions, les arbres se meurent et les navires vont s'échouer
Tous aux pieds des falaises on se retourne le coeur, à bouffer les lambeaux de nos chairs oubliées
Et quand cet amour sonne le glas de notre mort, on se délaisse sans avoir jamais existé