L(ucifer)

Publié le par Numb

Dans les idéaux sombres des mémoires gangrénées
J'ère ici comme une ombre que l'on croit voir tuée
Tornades et métaphores au rendez-vous de quoi ?
Des instants qu'on crut forts comme si on eu la foi
Cigarette mal fumée et piqûre dans la mort
Des spasmes ont secoué les parcelles de nos corps
Et ne reste de l'amour que les cendres endormies
Qui noircissent nos jours et salissent notre vie
Tourbillons mal léchés et séismes abîmés
On oublie qu'on s'aimait et qu'il faut s'oublier
Les caresses de Satan sur nos peaux déchirées
S'en aller au printemps qui éclos dans l'année
Ses bourgeons qui se fanent quand s'en vient cet été
Où de rouge était l'âme et où tu m'as aimé
Les plantes sont carnivores et les anges sont partis
Mais c'est quand vient l'aurore qu'on sombre dans la folie
Moi au bord du ravin je me jette dans le vide
Je nous délie les mains au cœur des terres arides
Puisque l'unisson meurt et que tu n'es plus là
À quoi bon tous ces pleurs ? Tu ne reviendras pas
Cette étoile est si laide et je me sens si seul
À demander de l'aide bercé dans mon linceul
Puisque je prie pour rien un putain de bon Dieu
Et puisque le destin m'empêche de vivre vieux
Alors ce soir je pars le plus loin que je peux
J'ai plus assez d'espoir pour ne pas dire adieu
Ma famille, mes amis, vous allez me manquer
Mais pas autant que lui que j'ai bien trop aimé
Rester là pour quoi faire ? Pour courir comme un con ?
Mon cœur reste en hiver quelle que soit la saison
J'ai froid et j'abandonne, je n'ai plus rien à faire
Mon âme je te la donne : tu me sauves, Lucifer

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Publié dans Dark

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