Gare des rêves
Ω
Combien de fois dans mes rêves j'ai pu te voir
Arriver plein de sourires sur ce quai de gare
Tes bagages sur le dos et ton âme dans la mienne
Combien de fois j'ai pu crier pour que tu viennes...
Sans que jamais, oh non, jamais tu ne sois là
Miroir noir au reflet détruit nappé de soie
J'ai pourtant cru en l'espoir que nous façonnions
J'ai même cru pouvoir t'aimer à la déraison...
À t'attendre toujours, se continuent mes rêves
Et cette déception à chaque soleil qui se lève
Car lorsqu'un jour nouveau se pointe sans ta présence
Je souffre et je supporte le poids de ton absence...
S'il te plaît, viens, et sors-moi des mes idées noires
Attrape mon bras, pousse mon coude loin de ces comptoirs
Je t'en supplie mon Ange, redonne vie à l'amour
Et jetons dans l'oubli tous ces vieux mauvais jours…
À la nuit, mes supplices se faufilent et se meurent
Sous la lune, ils se plient à l'ombre de sa chaleur
Mais de tes horizons, tu n'entends pas mes cris
Et tu me laisses, sans espoir, à mes insomnies…
Tu n'es plus rien d'autre qu'une muse qui torture
Les quelques morceaux qu'il restait de nos futurs
Tu n'es rien d'autre que la noirceur d'un souvenir
D'une douleur qui choisit mon cœur pour empire…